« Avec un grand pouvoir, vient une grande responsabilité », avait dit un certain oncle Ben. Mais quel type de pouvoir pourrions-nous attribuer à ces petits robots qui font déjà les grands titres et frémissent à l’idée de nous surpasser un jour ? Sommes-nous à deux doigts de chanter avec Radiohead : « I am a robot, made of plastic » ? Ou plutôt « liquid metal » ?
Des chercheurs menés par Matthew Devlin de l’Université de Californie à Santa Barbara ont récemment jeté de l’huile sur le feu de la science-fiction avec la publication de leurs travaux dans la revue Science. Leur idée ? Des robots miniatures capables de coopérer en formant une unité collective, suffisamment fluide pour changer de forme. Une vision digne des rêves les plus fous de la science et de l’imagination débridée des films des années 90.
C’est d’aucuns au Max Planck Institute of Molecular Biology and Genetics que l’on reconnaît cet élan créatif inspiré par les tissus embryonnaires. Selon Otger Campàs, le collectif aspire à concevoir des robots autonomes incorporant des engrenages motorisés et des magnétisme dignes de Magneto. Pensez à des photodétecteurs qui se laissent guider par la lumière comme des photosynthétiseurs robotisés à la recherche d’instructions bienveillantes.
Malgré tout leur talent raffiné, les chercheurs ne craignent pas encore une confrontation à la sauce hollywoodienne avec un Terminator en métal liquide.
Hé bien, soyons honnêtes, ces robots n’ont pas encore la carrure (ou la hauteur) d’un acteur de film. Avec leurs maigres cinq centimètres de diamètre, l’objectif serait de les rétrécir à un ou deux centimètres, si possible encore plus petits. On est plus proche d’un doigt qu’un T-1000 pour le moment, rassurez-vous !
Ici, la technologie semble pouvoir donner un nouveau souffle à nos rêves les plus audacieux. Alors que certains pourraient s’effrayer de voir émerger une armée de petits robots prêts à réécrire la norme, d’autres y verront un ballet gracieux de matériel de pointe. Ne vous étonnez pas si un jour vous vous trouvez applaudir des artistes mécaniques formant une symphonie où la fluidité côtoie la solidité en parfaite harmonie.
Après tout, qui aurait cru que l’inspiration pour révolutionner notre monde scientifique pourrait provenir d’embryons ? Un monde miniature inspirant des révolutions de grandes ampleurs. Alors chers lecteurs, en attendant que nos robots danseurs prennent le centre de la scène, souvenez-vous que la science n’est que fluidité et surprise.
On pourrait dire que la science est un peu comme un bon risotto : elle a besoin d’une goutte d’huile et d’une dose de patience pour révéler toutes ses saveurs et nous offrir des surprises robottesques à chaque bouchée.
Source : Techcrunch