Que se passe-t-il lorsque l’une des entreprises les plus populaires de tests ADN fait face à la faillite? C’est exactement ce à quoi les 15 millions de clients de 23andMe doivent maintenant réfléchir. Le 16 mars, cette société bien connue a déposé une demande de protection contre la faillite. Mais quelles inquiétudes cela soulève-t-il concernant les données génétiques des utilisateurs?
Bien que 23andMe assure que la confidentialité des données restera « une priorité dans toute transaction future », les experts en sécurité et les législateurs conseillent vivement aux clients de prendre des mesures proactives pour protéger leurs informations. Un changement de propriétaire pourrait-il modifier la gestion et l’utilisation des données? Devrait-on se méfier des intentions de potentiels repreneurs?
Pour les utilisateurs concernés par la sécurité de leurs données, il existe plusieurs étapes à suivre pour supprimer ou limiter l’accès à leurs informations. Cependant, la procédure pour éliminer leurs données n’est pas instantanée; la surcharge du site web de 23andMe ralentit le processus, créant ainsi une période d’incertitude pour les clients.
La rapidité des actions à entreprendre est cruciale, mais contribuera-t-elle vraiment à la sécurisation totale des données?
Effacer ses données ADN est possible, bien que 23andMe précise que certaines informations doivent être conservées pour respecter les obligations légales. Cela soulève une autre question : quelles garanties les utilisateurs ont-ils réellement quant à l’effacement complet de leurs données? De plus, la politique de la société permet le maintien de certaines informations pour une durée indéfinie.
Les clients ayant initialement consenti à des recherches doivent également savoir qu’ils peuvent révoquer cette autorisation. Mais rendre ce consentement n’élimine pas les données déjà partagées. Comment les utilisateurs peuvent-ils vraiment reprendre le contrôle sur leurs informations personnelles?
Enfin, ce ne sont pas uniquement les clients actuels qui pourraient être affectés. Il est essentiel pour les utilisateurs de discuter avec leurs proches pour les inciter à une vigilance similaire. Dans une société où les données génétiques ne concernent pas seulement l’individu mais sa famille entière, quelles mesures peut-on collectivement prendre pour se protéger?
Dans cet environnement en constante évolution, est-ce que les solutions pour la sécurité des données génétiques seront à la hauteur des préoccupations croissantes des utilisateurs?
Source : Techcrunch